samedi 26 mai 2012

George P. Pelecanos, l'Amérique en noir et blanc

Je ne connaissais pas Pelecanos avant de lire ces deux romans, Blanc comme neige et Tout se paye, parus respectivement en 2002 et 2003. Je ne regrette pas de les avoir lus : Pelecanos est un très bon romancier, de ceux qui changent votre façon de voir les choses et les gens.

Les personnages principaux, ce sont Derek Strange, un ancien policier noir reconverti en détective privé, et Terry Quinn, un ancien policier blanc exclu de la police suite à une "bavure", et dont Strange va faire son associé.
Le décor, c'est Washington DC, la capitale des Etats-Unis d'Amérique, la ville de la Maison Blanche et du Congrès. Et pourtant ce n'est pas la même ville. " Les gens dont je parle dans mes livres se foutent de la Maison Blanche. La capitale fédérale est invisible pour eux", dit Pelecanos dans un interview. "[...] ne jamais en parler, c’est en quelque sorte [...] une manière de dire que la politique nationale américaine ne concerne pas la vie quotidienne des gens."
Le Washington de Pelecanos, c'est "chocolate city", comme la surnomment les Américains : c'est la ville dont la majorité des habitants sont des Noirs. Et ce qui l'intéresse, lui qui a grandi, et vit toujours, dans cette ville, c'est justement les gens : comment ils vivent dans cette ville profondément imprégnée par la violence, le racisme, la pauvreté, la drogue. Comment ils peuvent vivre malgré tout.



vendredi 11 mai 2012

Le Cri, la Crise, le Krakatoa, et le rhinocéros de Java (2ème partie)


(1ère partie)

Deux milliards et demi de pauvres dans le monde


2 dollars par jour : il faudrait donc à l'un de ces pauvres plus de 60 millions de jours, soit 164 000 années, pour accumuler les 120 millions nécessaires à l'achat du tableau.

Quel rapport, me direz-vous ? Aucun, à première vue : je ne fais pas partie de ceux qui croient que, s'il y avait moins de riches, ou si les riches l'étaient un peu moins, il y aurait moins de pauvres.

Et pourtant …

Le Cri, la Crise, le Krakatoa, et le rhinocéros de Java (1ère partie)


Une des versions du Cri, l'œuvre la plus connue d'Edvard Munch et l'une des plus célèbres de l'histoire de la peinture, vient d'être achetée pour 120 millions de dollars lors d'une vente aux enchères à New York, par un acquéreur inconnu.

Cette vente record n'est qu'une parmi de multiples illustrations du fait que, malgré la Crise (ou à cause d'elle ?), le marché de l'art se porte à merveille, comme le montre aussi cette autre vente record(près de 400 millions de dollars au total) réalisée le 8 mai par Christie's.

Au même moment il y a dans le monde, selon la Banque Mondiale, 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour.

Quel rapport, me direz-vous ? On va le voir - non sans parcourir quelques chemins de traverse.

lundi 7 mai 2012

Si j'étais Président



Si j'avais été, hier soir, élu Président, voici le discours que j'aurais tenu aux Français.

 "Je voudrais m'adresser d'abord, ce soir, à tous ceux d'entre vous qui avez voté pour moi.

Je suis conscient de l'honneur que vous m'avez fait, mais je suis aussi, je suis surtout, conscient du poids de la responsabilité que vous m'avez confiée. C'est à moi, désormais, de m'en montrer digne.

Je sais que beaucoup, parmi vous, ont voté pour moi moins par adhésion à ma personne ou à mon programme que par rejet du Président sortant. Je ne l'oublierai pas, et je vous demande de ne pas l'oublier non plus.

dimanche 6 mai 2012

Pour Hollande, le vrai travail, c'est maintenant

Source : c'politic!

La France s'endormira ce soir avec un nouveau président élu. Sans surprise, mais avec des sentiments divers.

Pour beaucoup, qui non seulement voulaient se débarrasser de Sarkozy, mais font confiance à Hollande pour améliorer leur vie et celle des Français en général, c'est une joie sans mélange. Cette joie, comme toujours, sera la plus visible et la plus bruyante. Qu'ils en profitent, il n'est pas certain que leur joie dure aussi longtemps que les impôts.

Dans les jours qui viennent, on n'entendra guère les autres. Et pourtant, il ne faudrait pas les oublier, parce qu'un jour ou l'autre ils demanderont, eux aussi, des comptes.

vendredi 4 mai 2012

Comptabiliser les Votes Blancs, pourquoi pas, mais pour quoi faire ?


Parmi les différents types d'électeurs potentiels, il y en a un dont on ne parle pas suffisamment - ou dont on parle trop, selon les goûts : c'est le militant Voteblanchiste.